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Intérim : les 5 idées reçues les plus courantes à chasser

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L’intérim est souvent victime de préjugés, malgré ses nombreux avantages pour les entreprises. Balayons les 5 principales idées reçues sur ce statut.

5 idées reçues sur l'intérim démontées

 D’après la définition de l’Insee, le travail temporaire ou intérimaire, abrégé en « intérim », « consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire ». Le terme vient d’ailleurs du mot latin « intérim », signifiant « pendant ce temps-là ».

Cette description souligne les deux spécificités de ce mode de travail : son caractère temporaire et son fonctionnement tripartite. Mais elle n’implique aucunement qu’il s’agit d’un contrat moins enviable qu’un CDI ou un CDD. Pourtant, les clichés au sujet de l’intérim ont la vie dure. À la fois précaire et trop cher, peu fiable… Les préjugés sont nombreux et tenaces, sans pour autant refléter la réalité. Revenons donc sur les 5 idées reçues les plus répandues sur l’intérim et rétablissons la vérité sur ce statut parfois décrié.

1. « Qui dit intérim dit précarité »

Il s’agit souvent du premier cliché exprimé lorsqu’on évoque ce type de contrat. Les intérimaires seraient supposément condamnés à vivre dans la pauvreté. Pourtant, en France, d’après la loi, la rémunération d’un travailleur temporaire ne peut être inférieure à celle d’un salarié de même qualification occupant le même poste. En général, c’est même l’inverse qui se produit, en raison de la présence de congés payés et d’indemnités de fin de mission. De plus, un intérimaire bénéficie des mêmes avantages qu’un employé en CDD ou CDI : couverture santé, primes, intéressement, titres-restaurant, etc.

Par ailleurs, plusieurs initiatives visent à faciliter la vie des travailleurs temporaires. Depuis 2014, ceux-ci peuvent ainsi bénéficier d’un « CDI intérimaire », qui offre davantage de protection, en particulier durant les périodes sans mission. Quant au Fonds d’Action Sociale du Travail Temporaire (FASST), il leur apporte une aide dans différents domaines : logement, transports, santé, financement…

2. « L’intérim ne concerne que quelques secteurs et des postes peu qualifiés »

On associe généralement le travail temporaire à l’industrie et au BTP. Et ce, à juste titre : ces deux secteurs y ont effectivement souvent recours. Mais cela ne signifie pas qu’il s’agit d’une chasse gardée. Selon le baromètre Prism'emploi 2021, l’industrie représente 33,8 % des effectifs intérimaires, figurant ainsi en première place. En revanche, avec 14,8 %, le BTP n’apparaît même pas en deuxième position, devancé par les secteurs des services (24,3 %) et des transports et de la logistique (16,5 %). Le commerce occupe également une part non négligeable, avec 10,6 % des effectifs.

De même, il convient d’oublier le préjugé selon lequel l’intérim ne s’adresserait qu’aux travailleurs non qualifiés. Car, comme le montre le baromètre Prism’emploi 2021, le statut est aujourd’hui largement ouvert aux ouvriers qualifiés, aux employés, mais également aux cadres et professions intermédiaires.

3. « Engager un intérimaire coûte (trop) cher »

Certaines entreprises hésitent à franchir le pas, en raison du coût parfois jugé trop élevé. Car, comme évoqué précédemment, l’intérim implique une relation tripartite, et donc la présence d’un intermédiaire.

Cependant, le coût ne correspond pas seulement à la rémunération de l’intérimaire. Il comprend également le budget lié au processus de recrutement et à la gestion administrative (contrats de travail, congés, absences…). Autant de tâches qui reviennent à l’organisation dans le cadre d’une embauche en CDD et en CDI et qui prennent du temps. Faire appel à une entreprise de travail temporaire peut donc aider à optimiser ses dépenses.

4. « L’intérim n’est qu’un choix par défaut pour les travailleurs »

Par ailleurs, il est courant de penser que les intérimaires subissent leur statut. Il ne s’agirait ainsi que d’une solution nécessairement provisoire, en attendant d’obtenir un CDD ou un CDI.

Mais en réalité, l’intérim offre une flexibilité unique, permettant notamment de concilier vie personnelle et professionnelle. C’est pourquoi de nombreux actifs choisissent délibérément ce type de contrat. En effet, le travail temporaire convient particulièrement à certaines situations : reconversion professionnelle, recherche d’un complément de revenu, découverte d’un métier, agenda contraint, volonté de fuir la routine…

5. « Un intérimaire est toujours peu qualifié et/ou peu fiable »

Enfin, certaines organisations doutent de la qualité des profils des agences d’intérim. Cependant, celles-ci ont tout intérêt à soigner leur recrutement. La satisfaction client étant en effet primordiale pour leur activité, elles se doivent d’être attentives aux compétences de leurs intérimaires. Il n’est d’ailleurs pas rare d’y trouver des profils seniors, en recherche de missions à durée limitée avant la retraite. De plus, certaines entreprises de travail temporaire disposent d’un budget de formation, afin de développer les compétences de leurs candidats.

De même, les intérimaires sont quelquefois perçus comme peu fiables. Une idée reçue qui vient certainement de quelques témoignages relatant de mauvaises expériences, comme un travailleur en intérim qui ne se serait pas présenté au début de sa mission. Mais cela suffit-il à blâmer un statut dans sa totalité ? N’y a-t-il pas autant d’exemples négatifs avec des stagiaires, des indépendants, des salariés en CDD ou CDI ? En réalité, il est d’abord dans l’intérêt des agences d’intérim de veiller à la fiabilité de leurs travailleurs temporaires. Quant à ces derniers, ils affichent généralement une motivation décuplée. Et pour cause : ils doivent faire leurs preuves en peu de temps et, s’ils espèrent obtenir de nouvelles missions, ils n’ont d’autre choix que de soigner leur réputation.

Tags : RH Recrutement Emploi Intérim